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 Le carnaval de Charleroi et ses Gilles.

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GuyF.
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GuyF.

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Localisation : Charleroi

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MessageSujet: Le carnaval de Charleroi et ses Gilles.   Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. EmptyMar 27 Sep 2011 - 21:59



Le sommaire...


Nos festivités carnavalesques Carolorégiennes se résument aux sept jours gras.

Du jeudi au mercredi des cendres, le lendemain du Mardi-Gras.

Elles se clôtureront, le samedi suivant le Mardi-Gras, par le « Grand Bal des
« Climbia's » (cliquez sur ce lien) société philanthropique issue des « bourgeois verriers » de Lodelinsart, et fondée en 1892.

Qui aujourd’hui, au nombre arrêté de « Treize » Membres, œuvrent toute l’année à aider, les familles les plus « Pauvres » les plus «démunies ».
Un banquet, chaque année, est organisé.

Un climbia était une petite broche de bois fendue que le souffleur, après avoir coupé son "canon" de verre,emboîtait de part et d'autre de la feuille de verre afin que les rebords ne puissent se ressouder au moment où l'on réchauffait le canon en vue de l'étendre et obtenir ainsi un verre plat.

Sans oublier que six semaines auparavant commenceront les « Soumonces » en prémices aux « Sept Jours Gras » du Carnaval.

Au préalable et précédent le samedi gras notre société s’active depuis plus de cinquante ans dans une dynamique du Jeudi - Gras.



L’audition des batteries

L’audition de batterie, autrefois consistait à écouter des batteries, parmi tant d’autres, avant d’en choisir une comme orchestre pour le Carnaval. Aujourd’hui la confiance et l’habitude font que depuis 1977 déjà !

La Batterie des très honorables familles « Cuvele-Guyaux-Volan-Gigot » nous fait vibrer !

Pour nous, au fil des années ils sont devenus une véritable famille dans notre Société.

Une relève se prépare, une équipe B en quelque sorte se profile et qui fait déjà « trembler » par leurs talents !

Les Ainés ! Ils ne sont « autres » que les Jeunes enfants, cousins et neveux !

Dans le dernier trimestre de l’année, l’audition est devenue une occasion de se retrouver, aux sons vibrants des percussions pour annoncer la venue prochaine du Carnaval.

Et déjà « La Bonne Bière » se déguste jusqu’ aux petites heures du matin.




Jeudi Gras – dit Citoyen


Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_Les-Gilles-dans-une-Ecole-lors-de-leur-Jeudi-Citoyen

Jours de musique, de danses, où quelques membres se déplacent en « Gille » vers les écoles de la Ville et des Institutions s’occupant des plus démunis et défavorisés, des personnes à mobilité réduite, toutes organisations formant le tissu social,leur apportant à leurs manières gaieté et réconfort.

Dans la plus grande joie et offrande d’oranges aux enfants, aux adultes, avec l’esprit « Que ceux qui ne peuvent venir vers le Gille dans le Carnaval, le Gille ira vers eux ».

Le jeudi-Gras est également le jour où la Fête Foraine s’invite. « Manèges » et « Carrousels » sans oublier le « Galopant » (appelé Manège de Chevaux de bois) s’érigent et déjà pour donner de la voix, ou plutôt du rythme et de la musique à la soirée.

Les Artistes de rues, Ambulants et Autres s’afférent à donner à la Ville ses couleurs et ses joies du Carnaval venant ! (voir vendredi-gras).



Le vendredi – gras


En effet, l'atmosphère se développe près de huit semaines à dix semaines auparavant.

Jour d’ouverture « Officielle » de la fête foraine, animera la ville jusqu’au mercredi des cendres.

Tradition foraine très carolorégienne, puisque quelques semaines plus tard elle nous reviendra plus imposante encore dans la ville. Appelée «la foire de Pâques, foire du printemps ».

Son apogée, nous revenir durant près de cinq semaines, à l’occasion de « la ducasse d’été, la foire d’août ». Quelle joie pour nos petits et grands !

Cette foire, où la volonté des autorités Communales est de lui redonner l’esprit de la fête foraine, fête populaire, où clowns, baladins, cirque du trottoir, funambules, jongleurs, cracheurs de feu,..Échassiers et bien d’autres ... chansonniers et chansonnettes, orchestre et « bandas » peuvent exceller de leur talent, de leur gaieté.

Artiste tu es là … tu nous charmes… tu nous fais rêver… tu nous offres ta joie de vivre …

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_1982-chaque-annee-montrer-nos-chapeaux-et-nos-costumes-est-une-tradition

Est ce un hasard si l’emblème, la mascotte des forains est « pierrot » personnage légendaire des fêtes, des foires, des carnavals.

Le seul monument Européen, surmonté d’une majestueuse statue de Pierrot, érigé à la mémoire des forains morts pour la patrie, se trouve à Bruxelles, capitale de l’Europe, à proximité de la gare du midi.

Comme pour marquer à jamais la tradition, il faut y voir là une communion avec notre tradition, nos rites de notre société.

En effet, depuis 1955 !

… déjà que nos membres « Gille » ce même vendredi soir, auront la fierté de présenter, à la presse, aux autorités de la Ville, du public, costumes et chapeaux qu’ils porteront le Mardi Gras suivant.

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_2006-prEsentation-des-chapeaux-dans-notre-local
Dans notre local « cette présentation des costumes et chapeaux » sera un moment intense de plaisir déjà on parlera du lendemain, de la fête,de la danse, quelques bières s’échangeront dans la frénésie des vécus dans une turbulence tonitruante, ambiance chaude et enivrante.

Ce vendredi Gras le Gille aura la fierté de présenter, son costume et son chapeau qu’il portera le Mardi-Gras, à la presse, aux autorités de la Ville, du public.

Bien avant la consécration de ces jours des cœurs palpitent.

Autrefois les pavés de Charleroi rendaient une saisissante sonorité du sabot de bois du Gille, malheureusement remplacés aujourd’hui par le bitume, déjà martelé au rythme des tambours pendant cette période de préparation ce sont les soumonces.



Sortie le Samedi-Gras matin

Une particularité propre également à notre société la « sortie du Samedi-Gras » matin n’est pas une tradition.

Longtemps oubliée par nos « Anciens » elle naquit de ses cendres dans les années 80.

Soumises aux impératifs budgétaires ces années grasses permirent aux cagnottes des Gilles de sortir le matin et d’en supporter les frais de boissons, repas et des percussions.

De fait, la sortie du matin se fait en « Aubade Matinale » aux seuls sons des « Avant-Dîner » de la batterie.

Une sorte de répétition avant la « FABULEUSE AUBADE MATINALE » du Mardi-Gras ».

Néanmoins si des petits groupes sont parfois adeptes, certaines années, malgré le soutien financier apporté par la Trésorerie générale de la Société, cette sortie ne se déroule pas, faute de participants.


LE DIMANCHE GRAS

Le marché dominical envahit la ville dès 6 h. Les échoppes se dressent tels des temples du rêve, du désir, du commerce.

La coloration du marché prend très vite les allures de carnaval, masques, costumes, chapeaux suspendus aux échoppes ondulent et dansent au rythme du vent.

Pour quelques pièces sonnantes et trébuchantes l’acquisition de mirlitons, serpentins, confettis, chapeaux pointus, grimages, masques et autres fera le bonheur des petits et grands.

Comme pour donner une nouvelle impulsion au carnaval, le marché dominical est animé de groupes folkloriques.

Comme s’il fallait encore rappeler l’arrivée toute proche de « Seigneur Carnaval ».

Le Gille à peine reposé de sa Soumonce générale de la veille, étourdit par la fête, flâne, aimant baguenauder, comme pour se ressourcer puis rejoint le local.

Il admire son chapeau, le retourne, lui donne de l’ampleur.

C’est l’occasion de boire un pti’.. Coup !

De conter frasques et autres, chacun sa plus belle, sa plus unique, sa plus vraie que nature… autant d’exutoires à la politique, la religion, la médisance, aux avatars à l’insignifiant.

Verrions – nous voir revenir le temps des « Pasquêyes » du dimanche gras du début du 20 ème siècle ?

C’est le signe fort, en tous les cas, donné par les Autorités Municipales, de susciter « les forces vives » pour des festivités carnavalesques animées depuis le vendredi gras jusqu’au mercredi des cendres.

Pour se clôturer ensuite par le traditionnel bal des climbias le samedi suivant le Mardi-Gras et la rentrée le lundi suivant de nos petits dans les écoles.

C’est pour nous déjà une volonté d’en faire la tradition de notre société Royale « Gille Jeunesse » Commerçante de Charleroi et elle le montre clairement au fil des ans.



LE LUNDI GRAS


Le Lundi-Gras est « le jour de la jeunesse ».

vers 11 heures 30

C’est l’arrivée des oranges au local. Les contempler, les admirer, comment sont – elles ?

Elles sont petites ?

Bien calibrées ?

Pas trop de pourries dans les caisses ? À quel prix seront – elles pour le Gille ?

Autant de questions seront posées par le Gille quelques heures plus tard.

La fièvre monte un peu plus, L’orange ! L’offrande ! Son geste !

Le Gille, exigeant voire agaçant !, n’admettra un défaut à son orange !

Vers 15 heures

La « Jeunesse » se rassemble dans son local.

Derniers préparatifs, la comptabilité, vérification des mises, les huîtres, autant de petits détails qui feront la réussite du grand événement.

L’arrivée de la paille, constitue un événement très important. Elle doit être propre, souple.

Elle ne pourra « piquer » sous la vareuse du costume le lendemain,Elle doit être souple pour pouvoir la manier et en faire les bosses.

Etablir la liste de passage des « Gilles » au bourrage.

De fait, la particularité chez nous, est que le Gille a la possibilité de s’habiller en différents endroits de la ville, dans les maisons privées, mais également au « Local ».

Les camions de brasserie, défilent, un coup d’œil au drapeau, la hampe, le baudrier, tout est là bien sûr ! Mais…..

Le Gille jubilaire en profite pour faire ses invitations, offre déjà sa 1ère coupe de champagne ou de bière, fier de son ancienneté ainsi acquise à jamais !

C’est un va et vient incessant entre le bistrot et la salle des chapeaux.

Le retourner une dernière fois, le bichonner, l’essayer une dernière fois, vérifier que la coiffe (la base du chapeau) est ajustée au tour de tête.

C’est qu’ils sont tout neufs de chez le « Louageur » et les coiffes serrent un peu …….

Les familles ne tardent pas à rentrer car demain, c'est le grand jour.

Beaucoup d'enfants feront le Gille: il faudra être en pleine forme.

Tradition un peu perdue par les âges, où les sorties dans le quartier en bande, en musique, ont été remplacées par une réunion des Gilles, dans le local, fraternelle et conviviale, les discussions et bavardages allant bon train avec des chopes de bière éclusées pour la circonstance.

Les adultes, futurs Gilles, devront également se résoudre à faire preuve de raison.

Ce n'est qu'à contrecœur qu'ils quitteront l'ambiance mais quelques heures de sommeil, si tant est que l’on puisse le trouver,s'avéreront nécessaires pour assumer son rôle de « Roi » du lendemain.



LE MARDI - GRAS


Avant toutes choses, il faut bien noter que le Mardi-Gras est le seul jour où l'on peut voir le « Gille » en costume traditionnel.

Le plus long jour de l'année, pour lui, le plus beau aussi.

Vers 2 h 00 le matin

Certains Gilles se rassemblent selon les cagnottes formées en bon entendement et rejoignent certaines maisons de notre bonne vieille cité.

Il est de tradition que le gille habitant la ville ou ayant famille en ville, invite à la fête et organise pour la circonstance le bourrage de quelques uns de ses amis « Gille » chez lui.

Cette tradition demeure quasi improvisée laissant à la surprise et à l’inconnu le soin de construire en une osmose convergente, l’emportement euphorique des « Gilles Roi ».

Omelettes et champagne, huitres et champagne (tradition bourgeoise provenant du siècle passé) dégusteront… Gilles Roi seront… !

Dès trois heures « Le Ramassage »

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_1980-BOUR-ANGELO

Les bourreurs font leurs tournées, de maison en maison, au local, de Gille en Gille, pour contribuer à la naissance du roi du jour.

L'épouse, (ou la mère, la sœur, l’amie) prépare l'habillage, met le mouchoir de cou (ou foulard de cou) qui protégera le Gille des coupures de la collerette, aide son époux à enfiler la blouse, s'inquiète du biendu Gille. L'attente du bourreur est parfois stressante.

Par des gestes traditionnels, le bourreur prend la paille, la froisse pour en faire des torquettes.
Minutieusement sous la blouse elles formeront la structure des deux bosses.

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_1979-Gille-matin2

Celui-ci offrira le verre de champagne. Embrassades et sourires sont la preuve, que le Carnaval fait gonfler le cœur de chacun.

Au son des tambours et pour certains du fifre les Gilles quitteront les chaumières familiales, par petits groupes, pour rejoindre, progressivement le local vers 5 h 30.

Six heures

Les groupes se rassemblent dans le haut de la ville, au local, pour former la société au complet. Certains vont déguster une assiette d'huîtres.

Le champagne, le cidre, le vin blanc se boiront et aideront quelque peu, si tant est que ce soit possible à apaiser la transe du Gille et deson Mardi – Gras !
Commenceront ainsi le long périple du jour et la visite matinale des cafetiers « Membre d’Honneur ».

Ce sera aussi l'occasion de danser au son des tambours, accompagnés autrefois d’un pipeau ou une flûte, remplacés aujourd’hui par un fifre ou une clarinette.

Chez nous c’est un « fifre », rare de nos jours, qui joue, l'Aubade Matinale, cet air réservé pour le Mardi-Gras au matin.

Neuf heures

La société rejoint le local pour la cérémonie des Gilles jubilaires de la société.

Particularité de notre société le Gille ayant accompli DIX ans de Mardi-Gras dans la société reçoit une cloche gravée de son nom et dates. Les autres distinctions par la suite seront des médailles.

Il pourra la porter, exceptionnellement ce Mardi-Gras, sous le grelot de poitrine.

C’est la seule distinction honorifique que le Gille pourra porter quasi à toutes nos manifestations folkloriques.

A notre connaissance nous sommes la seule société de gilles à faire de la sorte, tant au niveau de la cloche, montrant ainsi, encore un point fort de notre tradition sociétale. Il va sans dire que toutes autres distinctions ne pouvant, nous semble – t – il ?

Être portées et modifier le port du costume originel, l’esthétique définie de « Binche ».

Dix heures trente

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_2009-Mardi-Gras-medailles-de-50-ans-de-Gille-A-notre-president-jean-Bougenies

La société arrive devant l'hôtel de ville, sur la place de la Ville Haute,elle fait un rondeau avec les autres sociétés de Gilles.

Dès qu'elle entre dans l'hôtel de ville, les sabots claquent de plus belle sur le carrelage de la salle.

Les Gilles écoutent attentivement le bourgmestre pour la célébration des jubilaires.

On remarque des jubilaires à partir de CINQ ans d’ancienneté, majorés ensuite par période de cinq années.

Cette distinction se cumule avec d’autres anciennetés acquises dans d’autres sociétés de Gilles de la Ville.

Cette réception se fait en présence des invités des édiles Communales.

Après que le Bourgmestre ait lancé son traditionnel "Tambours !", Ceux-ci se mettent en branle.

Vers 11 heures trente

C'est ensuite, sur la place Charles II qu'à lieu la dislocation.

La société se disperse par petits groupes Certains rentrent chez eux, d’autres rejoignent les restaurants, d’autres le local, accompagnés toujours d'un tambour car le « Gille » ne se déplace jamais,dans la ville, sans son tambour.

Après le repas, vers 13 heures trente

Les Gilles rejoignent le local pour prendre le départ du cortège.

Chapeaux et oranges attendent les Gilles au local.

Le camion suiveur emportant nos oranges est prêt à recevoir le chapeau du Gille en cas de chute de pluie ou de neige.

Le chapeau ne peut en aucun cas être mouillé au risque de le détériorer.

C'est pendant ce cortège que l'on peut découvrir les Gilles avec leur coiffe majestueuse, ce chapeau aux plumes d'autruche qui semble flotter au-dessus du chef de son propriétaire.

Les plumes gonflées par le frisage donnent une impression de majesté aux Gilles.

C'est aussi à cette occasion que ceux-ci ont troqué le ramon pour le panier en osier.

Celui-ci rempli d'oranges se videra à force que la pluie d'oranges avance.

Le Gille puise dans son panier pour offrir celle-ci aux visiteurs amassés tout au long de la rue.

La musique bat son plein. Les Gilles réclament des airs de musique.

C’est par des petits cris harmonieux et paniers vides levés, que les Gilles tournés vers leurs musiciens à l’arrière du groupe, invitent ceux – ci à souffler dans leurs instruments.

Mais le bon vouloir sera laissé au batteur de caisse qui par ses trois, cinq ou six coups mythiques fera l’avertissement d’un air de Gille aussitôt une clarinette ou une trompette fera l’annonce du morceau joué par quelques notes bien symboliques.

C’est alors que les clochettes, scintillant au soleil dans un très petit léger tournoiement déhanché du Gille, résonnent et Tintinnabulent à souhait, les plumes du chapeau, aux rythmes effrénés de certains coups de percussions, par un petit mouvement de tête cadencé du Gille, onduleront et se soulèveront comme pour être plus grandes et plus majestueuses encore.

L’incarnation du « Roi Gille » sur la foule est à son comble !

Les mains se tendent pour attraper cette offrande.

Cette offrande explique le fait qu'il est interdit de relancer les oranges aux Gilles.

Auparavant, les Gilles, en lieu et place des oranges, distribuaient des noix, des oignons, des pommes.

Vers 18 heures

Commencera le fabuleux cortège des sociétés de Gilles, qui se rendra vars la tribune d’honneur où attendent les invités et hôtes de marque au carnaval.

La foule tout aussi oppressante et en liesse intense accompagnera les Gilles.

Les feux de Bengale projettent les ombres énormes des officiants de ce rituel sur les murs des maisons, des fontaines de lumières s'embrasent à l'approche des sociétés. Dans un prestigieux défilé, de toutes les sociétés de « Gille » après que la pluie d’oranges ait cessé,les Gilles se tiennent l'un l'autre par le panier dressé et tournent ainsi en rondeau qui ne s'arrêtera que lorsque le feu d'artifice commencera.

20 heures

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_09-10-20-fx-artifice-CHoi

Les fusées montent vers le ciel, les façades crépitent, le ciel ambré et zébré par les éclairs se déchire dans un tonnerre vrombissant pour épanouir ainsi la foule dans des oh !oh !oh ! Et des ah !ah !ah !

Corolles multicolores, larmes pétillantes, perles de beauté, temple de scintillation, boules lumineuses, étoiles aveuglantes, C’est la magie du FEU et de l’ARTIFICE !

Lors du cortège du soir, dans la ville, les Gilles n'ont plus de chapeau ni d’orange et dansent avec leur panier retourné, dressé vers le ciel.

Tout au long de ce pèlerinage, la société visitera ses établissements Membres d’honneur.

Le carnaval de Charleroi et ses Gilles. W_Rondeau-des-Gilles-aux-Feux-de-Bengale
Allant de bistrots en cafés et de tavernes en estaminets. Ce sont des
sponsors précieux à la trésorerie principale d’un groupe de Gilles.

La rentrée au local sera pénible, malgré les engouements la fatigue se fera sentir.

Mais il n’est pas question de renoncer.

Le rondeau, aux « feux de Bengale » devant le local marquera la fin
de notre mardi – Gras.
Mais comme pour repousser encore le moment fatidique du final le Gille une dernière fois veut encore de la danse, la lueur des feux de Bengale, et les airs traditionnels du rondeau le « pas de charge » et du « petit jeune homme de Binche » auront raison de lui.

Le matin du mercredi des cendres Le Carnaval d'une année est fini.

Le Gille pleure son carnaval sans doute, mais déjà, celui de l'année suivante est en train de naître dans son cœur et dans son esprit.



LE RACLOT


Le lendemain du Carnaval, c’est le mercredi des cendres.

Vers 12 h

La tâche sera d’importance, de rassembler tous les costumes des Gilles, les collerettes, appelées aussi pèlerines, les grelots et apertintailles ainsi que les chapeaux pour les reconduire chez notre « louageur » à Binche.

Déjà la tristesse envahit le cœur du Gille de savoir qu’il lui faudra attendre près d’un an pour revivre ses moments de bonheur et vibrer de nouveau au son de sa batterie.

Et Plus symboliquement comme si le Gille voulait se faire pardonner de la bombance de la veille dans la fête « profane » et « Païenne » certains voudront entrer dans le carême.

Dans le local le Gille en « raclant » ses fonds de poches ; il faut sans doute y voir là l’origine du mot « Raclot » s’adonnera à sa société.

Le soir

Ainsi, pour boire le dernier verre et manger des harengs et des haricots, en signe de nourriture pauvre ce sera son pardon !

Une dernière fois la batterie et la musique joueront les « airs de Gilles » et les « airs de fantaisie » (interdits de les jouer sur la voie publique) et autorisés, pour l’amusement, dans le Local.

L’air du Président, considéré également comme un air de fantaisie, sera joué, à l’adresse du Président et de toute son équipe en guise de remerciement pour le fabuleux travail fourni à organiser et conduire un Carnaval.

Frénésie par dépit d’un « Le Carnaval est mort » Vive le Carnaval !
et déjà rêver au suivant …
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